Être proche aidant : aimer sans s’oublier
Il y a des rôles qu’on ne choisit pas vraiment.
On les endosse par amour.
Par évidence.
Par loyauté.
Être proche aidant, ce n’est pas un statut administratif.
C’est un engagement du cœur.
C’est accompagner un parent qui décline.
Un enfant différent.
Un conjoint fragilisé.
Un frère, une sœur, un ami que la vie a cabossé.
Et souvent, c’est le faire en silence.
Quand aimer devient porter
Au début, on aide » un peu « .
Puis davantage.
Puis tout le temps.
On organise.
On surveille.
On rassure.
On anticipe.
On devient pilier.
Et le pilier ne s’effondre pas.
Il tient.
Mais tenir a un prix.
L’épuisement invisible
Mes publications
Beaucoup de proches aidants ne se reconnaissent pas comme tels.
Ils disent :
» C’est normal, c’est ma mère. «
» Je fais juste ce qu’il faut. «
» Je n’ai pas le choix. «
Et pourtant…
Fatigue chronique.
Sommeil léger.
Charge mentale constante.
Culpabilité dès qu’on pense à soi.
Colère rentrée.
Solitude.
On peut mourir à l’intérieur en continuant à sourire à l’extérieur.
Reconnaître qu’on est proche aidant
Peut-être que vous vous reconnaissez dans ces lignes.
Peut-être que vous n’osiez pas mettre ce mot sur votre réalité.
Être proche aidant, ce n’est pas être faible.
C’est être engagé.
Mais aucun engagement ne devrait vous coûter votre santé, votre lumière, votre joie d’exister.
Parfois, on tient tellement longtemps qu’on ne sait plus si l’on est fatigué… ou épuisé.
Si vous en ressentez le besoin, un test d’auto-évaluation peut vous aider à faire le point.
Inspiré du livre » Cœur Royal, M au quotidien «